ICI ST-ROBERT
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INITIATIVE CITOYENNE INDÉPENDANTE
DU QUARTIER ST-ROBERT DE RIMOUSKI


VENEZ PARTICIPER ACTIVEMENT À LA DYNAMISATION DE VOTRE QUARTIER


Des assemblées et des événements à ne pas rater !

Rencontres inspirantes à Saint-Robert

Ce projet veut faire connaître des personnes du quartier St-Robert qui contribuent par leur engagement à faire rayonner leur milieu.

Actuellement nous avons rencontré cinq personnes : Mario Canuel, créateur de la page Facebook Souvenirs de St-Robert; Corine Jacob, directrice générale de la Coopérative de solidarité Paradis, Marion Paré, propriétaire du Marché Claudin Malenfant, Claire Dubé, ancienne conseillère de Saint-Robert (district 7) et Raphaël Arsenault,  fondateur d'ICI St-Robert. Durant ces rencontres, elles nous ont livré de surprenants et touchants témoignages sur la vie du quartier St-Robert. 

Ce n’est qu’un début. Nos voulons essayer de tendre la main à des personnes de différents milieux à St-Robert. Nous voulons créer des liens afin de développer et nourrir des relations qui font du bien et bâtir des réseaux sociaux forts tant pour les individus que pour la communauté.

Nous pouvons faire davantage en partageant nos compétences et savoir-faire avec les autres. Selon un proverbe africain : « Seul on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin. »

Bonne lecture!


(Dernière mise à jour : 2026-09-20)

Luc Jobin, directeur général de En tout C.A.S.
Présentation
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Luc Jobin œuvre dans le milieu communautaire depuis 30 années. Il a été travailleur de rue à Trois-Rivières après son baccalauréat en psychoéducation.

Engagé comme enseignant en éducation spécialisé au Cégep de Rimouski en 2000, il a mis sur pied l’organisme En tout C.A.S. en 2006. C’est un organisme communautaire de travailleuses et travailleurs de rue, basé à Rimouski, qui prévient les inadaptations sociales et gère le centre d’hébergement d’urgence local.
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Pour lui, aider les autres, va de soi, c’est l’humain qui est intéressant. Il est porté par un engagement indéfectible envers sa communauté. Il cite à ce chapitre, l’intellectuel Noam Chomsky <Penser globalement, agir localement.>



Entrevue avec Luc Jobin : Les bagarres au parc Lepage et la violence chez les jeunes
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Question 1 : Peu de temps avant la pandémie, des bagarres de jeunes au parc Lepage ont fait la manchette pendant plusieurs jours et en ce début d’année 2026, ces bagarres semblent avoir reprises. Étant donné votre expérience de travailleur de rue, les autorités concernées, commission scolaire et la municipalité, vous ont demandé conseil. Qu’en est il de ces bagarres?

Ces bagarres impliquaient une vingtaine d’élèves des écoles du quartier Saint Robert, plus quelques centaines de spectateurs, au Parc Lepage. Ce qui a alerté les autorités, ce n’est pas tant ces bagarres, des bagarres classiques, comme il y en a toujours eu dans les cours d’école.
La nouveauté qui a alarmé les autorités c’est qu’elles circulaient sur les réseaux sociaux. Ces bagarres devenaient un spectacle pouvant attirer davantage de jeunes, car elles étaient annoncées à l’avance, ou les faire déraper vers davantage de violence, car elles apportaient une certaine notoriété à ceux et celles qui y participaient, garçon et filles. Une certaine compétition risquait de s’installer pouvant amener des accidents possibles, même s’il n’y en avait jamais eu.

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Question 2 : Donc, c’étaient des bagarres comme il y en a toujours eu, la nouveauté ce sont les réseaux sociaux et les risques qu’ils pouvaient engendrer?

Tout à fait. Dès qu’il y a une cour d’école, il y a des jeux et des bagarres de cours d’école. On se souvient de l’époque où, à Rimouski, quand les autobus scolaires amenaient dans des écoles de Saint Robert des jeunes d’autres quartiers, Nazareth par exemple, ceux-ci pouvaient être accueillis par des boules de neige et quelques bousculades.



Question 3 :  Mais c’est quand même de la violence?

C’est exact. Mais, vous savez, en l’espace de deux générations la société a beaucoup évoluée. Aujourd’hui la violence n’est plus acceptée dans la société, c’est tolérance zéro partout, ce qui n’était pas le cas autrefois. Aujourd’hui, par exemple, dans les cours d’éducation physique les profs valorisent la coopération, l’inclusion, l’esprit d’équipe, et dénoncent toute agressivité. L’évolution continue des règles au hockey en une génération en est une bonne preuve. Cette montée de l’intolérance à la violence est certainement due à plusieurs facteurs, pour ma part je crois que la place grandissante que prennent les femmes dans la société et ses valeurs y est pour beaucoup. Même chose au hockey, l’irruption massive des filles dans ce sport a certainement contribué à le rendre moins violent!



Question 4 : Mais pourtant, de plus en plus d’enseignantes et d’enseignants, de personnel des écoles, dénoncent un climat de violence grandissant. À Rimouski il y a des écoles qui appellent régulièrement la police pour des cas de violence envers le personnel. Comment expliquer cette montée de la violence dans les classes alors que le mot d’ordre est « tolérance zéro »?

Qu’il y ait une violence grandissante dans les classes, c’est également exact. Regardez les informations par exemple, la violence y est omniprésente, elle est spectaculaire. Une guerre, un fait divers sordide, un accident sanglant font souvent la manchette, ils accrochent l’intérêt du public, ils font vendre de la copie. Et aujourd’hui les caméras sont partout, ces nouvelles spectaculaires tournent en boucle sur les réseaux, tout le monde y est soumis y compris les enfants, le spectacle l’emporte sur l’analyse. Le monde de certains jeux et de la vidéo est un monde violent, où la violence est banalisée. Comment les élèves peuvent-ils y échapper? L’école n’est plus une île.



Question 5 : À l’école, il y a les élèves, les enseignantes et les enseignants, le personnel, et les parents. Tous y tiennent un rôle important. Comment voyez vous leur rôle sur cette question de violence?

Les parents ont bien évolués, et aussi la vue qu’ils portent sur leurs enfants, même s’il faut faire attention à ne pas généraliser. La famille québécoise elle-même a bien changée depuis l’époque de la Révolution Tranquille et de son école issue de la Réforme Parent. Les familles nombreuses, c’est fini depuis longtemps. Quand les parents ont un ou deux enfants, et non plus la dizaine d’antan, ils ont le temps et le désir de leur donner un maximum de chances pour la vie. C’est qu’ils sont, en général, inquiets pour leur avenir, le monde qui attend leurs enfants les inquiète.



Question  6 : Pour quelles raisons?

D’abord avec les changements climatiques, l’avenir de la planète leur semble sombre. Les gouvernements reconnaissent les dangers annoncés mais repoussent toujours les décisions. La science alerte sur les points de non retour qui approchent… Les guerres que l’on pensait éliminées reviennent dans des sociétés développées. Au point qu’il semble qu’un nombre croissant de jeunes couples renonce à avoir des enfants pour un tel avenir. Surtout les inégalités croissantes impliquent des compétitions de plus en plus féroces pour des « bonnes places » de moins en moins nombreuses. Alors bien des parents voulant le bien de leurs enfants les « surprotègent ». Ils font leur possible, et même davantage, pour les préparer à la compétition pour les bonnes places, les inscrivent dans les écoles privées s’ils le peuvent ou dans les « projets particuliers » au secondaire d’où le développement des écoles à trois vitesses ce qui aggrave les inégalités et alimente la compétition…



Question  7 : Cette compétition permanente est-elle un des facteurs de cette montée de la violence?

En partie, oui. Car l’école doit préparer les enfants à vivre dans une société démocratique, à respecter les autres, à apprendre à être contredit. Or des enfants surprotégés ne sont pas habitués à écouter l’autre en l’occurrence leurs profs. Des profs disent qu’auparavant quand un élève avait une mauvaise note, les parents demandaient à leur enfant de travailler davantage. Aujourd’hui, en cas d’échec, c’est sur la qualité de l’enseignement de leurs profs que de plus en plus de parents mettent la faute.



Question  8 : Recevoir une mauvaise note ce n’est quand même pas de la violence?

Mais cela peut y mener! Ce sentiment d’impunité que peuvent avoir des élèves surprotégés risque de développer chez eux de « l’indiscipline » comme on disait autrefois, de la violence verbale comme le dénoncent maintenant de plus en plus de profs et d’employés des écoles. Et cette violence verbale débouche parfois sur de la violence tout court!



Question  9 :  Mais alors que faire pour limiter la violence?

Pour la violence des cours d’école je pense que nos écoles s’y attaquent depuis longtemps. Il y a d’abord une sensibilisation régulière de la part de tous les profs et des animatrices et animateurs. Les profs d’éducation physique sont particulièrement mis à contribution pour éliminer toute attitude violente ou agressive dans le sport. Ces profs privilégient les valeurs d’entraide, d’inclusion et de respect. Les écoles ont aussi des politiques strictes pour empêcher tout harcèlement. À Rimouski il y a une collaboration étroite entre COSMOSS, les écoles, la ville, le CISS et la police. Quand les bagarres enregistrées ont débuté au parc Lepage, par exemple, elles ont fait appel aux travailleuses et travailleurs de rue.



Question 10 :  Mais la violence engendrée par les réseaux sociaux et celle engendrée par le trafic de drogue?

​La violence engendrée par les réseaux sociaux devient majeure, et ce n’est pas seulement pour annoncer ou filmer les bagarres d’école. C’est devenu un outil puissant de harcèlement sous toutes ses formes, y compris sexuel. Localement on peut bien interdire le téléphone, ce serait un premier pas si les écoles, pas seulement les profs, ont les moyens de faire respecter ce règlement.
La violence dans les écoles est un enjeu politique, c’est un problème de société.




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Le 95
En tout C.A.S. a accepté de prendre en charge le dossier de l’implantation du centre d’hébergement d’urgence pour personnes en situation d’itinérance. Il salue l’étroite collaboration entre les autorités municipales, le CISSS et les organismes communautaires, ce qui permet de voir venir les coups. La Ville, la santé publique, le service de police et le service incendie travaillent en étroite collaboration.
Cette étroite collaboration a permis la création du 95, premier centre d’hébergement d’urgence, ouvert depuis la mi-septembre 2025 sur la rue Évêché. De plus, il salue la tolérance et l’ouverture des citoyennes et des citoyens face aux personnes qui se trouvent à la rue. Leur attitude fait toute la différence.

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L'Initiative citoyenne indépendante de Saint-Robert (ICI St-Robert) est un regroupement de citoyennes et de citoyens provenant de divers horizons qui désirent mettre leurs idées et actions en commun afin de rendre notre quartier plus convivial, plus attrayant et plus communautaire. La porte est ouverte à toutes les résidentes et tous les résidents qui ont envie de prendre part aux discussions et ou aux comités créés par l'assemblée. On peut aussi s'y rendre juste pour s'informer de ce qui se passe dans le quartier St-Robert. Les assemblées se déroulent dans le respect de toutes et tous et sont régies par les principes de la démocratie participative.

L'assemblée citoyenne est donc composée de personnes d'un même territoire. Cette appartenance au quartier ne se mesure pas nécessairement par la délimitation de la carte électorale du district 7. Elle réfère au lien historique et social que les gens entretiennent avec ce territoire.




But général :
 Favoriser l'engagement des citoyennes et citoyens dans l'amélioration de la vie de leur quartier.





N'attendez plus les élections! Venez pratiquer la démocratie!




​NOUVEAUTÉS


Le comité communications amorce un nouveau projet d'entrevues avec des citoyens et citoyennes de notre quartier.

L'entrevue la plus récente sera présentée sur notre page d'accueil. Les entrevues antérieures seront disponibles sous l'onglet
Rencontres inspirantes.
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Le procès-verbal (non adopté) de l'assemblée du 10 janvier 2026 est disponible ICI

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